La littérature compte des genres différents et passer de l’un à l’autre, aussi bien pour un auteur que pour un lecteur, n’a parfois rien de l’évidence. Un écrivain catalogué auteur de romans policiers aura grand mal à publier un roman en collection blanche ou un essai – et vice-versa – tant les éditeurs et les lecteurs sont sur ce point frileux. Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, exemples à l’appui. La transversalité est moins difficile en Europe du Nord, ce qui, accessoirement, confirme la porosité littérature prolétarienne-roman policier. Posons juste cette affirmation en préambule avant de nous interroger sur les liens que nous supposons exister entre la littérature prolétarienne et le roman policier suédois (le roman policier nordique présente des caractéristiques semblables, songeons aux ouvrages de l’Islandais Arnaldur Indriðason ou du Norvégien Gunnar Staalesen, mais limitons-nous ici aux Suédois). Pour avoir étudié longuement les deux genres(1), nous distinguons nombre de traits qui leur sont communs et qui, à notre connaissance, n’ont quasiment jamais été relevés – parce que la littérature est aussi une histoire de camps retranchés.
Si la littérature prolétarienne n’a jamais connu qu’un succès d’estime en France, Henry Poulaille, son chef de file, regrettant lui-même que ses auteurs n’étaient pas lus par le public à destination duquel ils écrivaient, en Suède la situation a été toute autre. L’existence dans les pays scandinaves des « Folkehøjskoler », ces « Hautes écoles populaires » initiées par le pasteur Grundtvig (1783-1872) en son temps(2), a sans doute plus que contribué au succès d’auteurs issus des rangs du prolétariat, et c’est aussi parce que ces cours existaient que des prolétariens ont pu prendre la plume et se voir publiés. De manière autre qu’avec l’instruction publique en France, le savoir, dans les pays nordiques, a été démocratisé relativement tôt. Les adultes ont été conviés à se l’accaparer – alors qu’en France cette transition est passée essentiellement par les enfants dans les écoles. Les Bourses du travail, qui ont eu cette vocation lors de leur création (dernière décennie du XIXe siècle), ne l’ont jamais réellement exercée si ce n’est de façon ponctuelle, sur de courts laps de temps. (Quid de l’éducation populaire dans les Comités d’entreprise ?) Dans les Pays nordiques, les adultes qui travaillaient ont été conviés à découvrir les pans du savoir qui les intéressaient, présentés souvent par des autodidactes comme eux, et ceci sans obtention de diplômes à la clé : l’acquisition du savoir pour un profit personnel, et rapidement collectif, et non pas uniquement pour pouvoir devenir « employable » selon un peu joli terme aujourd’hui à la mode en France.
Ce que l’on a appelé l’État-providence à la suédoise est directement issu de cette démarche, permettant à des paysans et à des ouvriers d’accéder à des fonctions politiques et d’influer efficacement sur la vie publique du pays(3). Pensons à August Palm (1849-1922) selon qui il revenait aux travailleurs de défendre leurs propres intérêts, puis à Hjalmar Branting (1860-1925), sorte de Jaurès suédois dont le lointain descendant, Olof Palme (1927-1986), a été assassiné par un Villain dont l’identité demeure encore inconnue en dépit d’un jugement ultime. Dans le domaine de la littérature, le courant prolétarien a vite été puissant(4), avec l’émergence d’auteurs qui ont véritablement été lus en Suède et quelquefois à l’étranger (Ivar Lo-Johansson, Vilhelm Moberg, Moa Martinson, Folke Fridell, etc.) et le Prix Nobel de littérature décerné à deux d’entre eux conjointement en 1974 : Harry Martinson et Eyvind Johnsson.
Très court préambule pour indiquer que lorsque le genre du roman policier suédois est devenu un phénomène de librairie, voire de société, en Europe et dans le monde, il s’insérait dans une tradition littéraire déjà ancienne. Si l’on peut dater de la parution du premier volume de Millénium (Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, 2005 en Suède) puis des deux suivants (La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, 2006, et La Reine dans le palais des courants d’air, 2007) l’enthousiasme généralisé pour ce courant, des auteurs antérieurs à Stieg Larsson (1954-2004), avaient déjà connu de beaux succès. Précisons qu’aujourd’hui de très nombreux titres ont été publiés, le meilleur côtoyant le pire, et que nous ne mentionnons ici que ceux, une bonne part, donc, en lien de près ou de loin avec la littérature prolétarienne.
À partir du milieu des années 1960, le couple Maj Sjöwall (1935-2020) et Per Wahlöö (1926-1975) a publié une série romanesque en dix volumes baptisée Le Roman d’un crime. Mettant en scène l’inspecteur Martin Beck, celle-ci fait la part belle au travail d’enquête de tout un commissariat – et éventuellement des collègues extérieurs (comme l’avait fait Ed McBain aux États-Unis dans ses aventures du 87e District, que Maj Sjöwall a traduit). Premier volume : Roseanna (1965) ; dernier : Les Terroristes (1976). Les deux auteurs ont des convictions politiques revendiquées. Marxistes, appelant à la révolution, le « crime » qu’ils entendent relater est celui commis par le régime social-démocrate suédois à l’encontre de sa population – embourgeoisée à coups de réformes. Plutôt que des essais ou des pamphlets qui ne touchent que les convaincus, estimaient-ils, un roman policier saurait convaincre les lecteurs-électeurs. Leur héros ? Martin Beck, un personnage assez falot, mal dans sa peau, dont la vie avec son épouse n’est pas épanouissante, qui n’a pas de vrai ami (sinon un collègue, son double, Lennart Kolberg) et qui ne cesse de s’interroger sur le pourquoi de son boulot. Le futur modèle des dizaines de romans policiers nordiques à venir. Rappelons donc la réédition par Rivages (de 2008 à 2010) de ces dix volumes, avec à chaque fois la préface d’un auteur célèbre de polar, pour rendre hommage au couple précurseur (dont Henning Mankell, mais aussi Arne Dahl, Leif GW Persson, Jan Guillou, Jo Nesbø, Liza Marklund, Håkan Nesser, Anne Holt, pour ne citer que des Nordiques). Un flic qui pense que le problème n’est pas tant le criminel que la société dans laquelle il vit – la société qui produit ce criminel. Logiquement, donc, en butte à sa hiérarchie, dont il n’a cure, lui qui n’est absolument pas carriériste ni porté vers l’hédonisme.
Ce qu’il est intéressant d’observer ici, dans le sillage de Martin Beck, est la répartition du travail policier. Le commissariat est un lieu d’exploitation de l’homme par l’homme comme un autre. La hiérarchie est pesante et les enquêtes sont vues d’en bas, en général, par les flics de terrain. Bureaucratie inadéquate, hiérarchie contraignante, manque récurrent de personnel, formations inadaptées... Autant de revendications sous-jacentes ou clairement formulées, largement abordées ensuite chez Mankell. Le travail policier n’est pas mieux rémunéré ni plus valorisé qu’un autre travail salarié. Ne croirait-on pas entendre les représentants syndicaux des policiers français ?
En France, ce qui a été appelé le néo-polar dans les années 1970-1980, avec des auteurs comme Jean-Patrick Manchette, Frédéric H. Fajardie et plus encore Didier Daeninckx, participe de cette démarche. Pas forcément prolétarien au sens strict mais pas loin. Les gestes du travail peuvent être minutieusement décrits dans des ouvrages qui sont rangés en librairie et en bibliothèque dans les rayons « policiers ». L’influence Sjöwall-Walhöö est perceptible, pourtant jamais, nous semble-t-il, revendiquée par les membres de ce courant. Sans doute peut-on parler d’idées soixante-huitardes en circulation, autrement dit d’air du temps.
Il y a un parallèle à faire avec le roman dit collectif de Josef Kjellgren (1907-1948), Les Hommes de l’Émeraude (5) et sa multiplicité de personnages. Marin avant d’être écrivain et laudateur de l’internationalisme prolétarien, Kjellgren place dans ce roman des hommes sur un navire. Au quotidien, et plus encore lorsque survient une tragédie, ils n’ont qu’une solution pour s’en sortir : faire preuve de solidarité. Les rivalités humaines s’estompent au profit d’une unité de classe – plus que professionnelle. Sous la plume de Sjöwall-Wahlöö, le travail policier peut être du même ordre. L’enquête proprement dite importe alors assez peu. Le « comment ? » s’éclipse, remplacé par un « pourquoi ? » obsessionnel.
Les ancêtres du roman policier suédois (Maria Lang, Olov Svedelid, Ann Mari Falk, Stieg Trenter, etc.) sont définitivement largués. Chaque membre de l’équipe de policiers trouve sa place, avec ses qualités et ses défauts, à peu près comme les salariés sont censés le faire dans une entreprise classique. Leur efficacité est aussi fonction de leur positionnement sur l’échelle professionnelle (songeons, à rebours, aux policiers incapables chez Sjöwall-Wahlöö, Mankell ou plus encore, à foison, chez Leif GW Persson). Leur inefficacité les pousse à démissionner (Lennart Kolberg, Kurt Wallander, etc.).
Le Kurt Wallander de Mankell, dont le succès, d’abord moindre mais plus inscrit dans la durée, est préalable d’une bonne décennie à celui de Stieg Larsson, est grandement inspiré de Martin Beck. Mais il vit une trentaine, une quarantaine d’années plus tard. La Suède n’est plus la même, le monde a changé. Profondément. La mondialisation apporte plus de soucis que de satisfactions – et des soucis de grande ampleur dont, de nouveau, pâtissent essentiellement les individus de condition modeste. Une nouvelle criminalité semble se faire jour. Adieu les petits malfrats comme par hasard souvent finlandais, place au banditisme sans frontière, à l’instar du capitalisme mondialisé d’aujourd’hui. Kurt Wallander est un social-démocrate dépassé par les événements et qui assiste à l’effritement social de son pays, alors que Martin Beck pouvait encore croire aux vertus de la « société de bien-être » suédoise (« Folkhemmet ») des années 1950-1960.
Plus que jamais et comme l’ont toujours affirmé les auteurs de polars de toutes nationalités, le personnage du policier est le mieux à même de discerner l’évolution de la société. Les inégalités sociales et les injustices constituent une part importante des causes de cette criminalité. Wallander s’arrache les cheveux de dépit lorsqu’il en vient à cette conclusion, et ce dans chaque volume, contre laquelle, malgré ses efforts, il ne saurait faire le poids. Il n’est qu’un élément de l’édifice social, un rouage qui ne fera pas vaciller l’ensemble. Mettre à jour la vérité, ce à quoi il parvient car la jugeote et le courage ne lui manquent pas, ne suffit pas. La délinquance, la criminalité se greffent sur un corps social en déliquescence. La lutte de classes existe toujours et aujourd’hui elle est plus cruelle que jamais, voici ce qu’il se dit.
Voici ce que se disent pratiquement tous les policiers au centre des polars signés par des auteurs nordiques. Dès lors, inutile de suivre les pérégrinations d’un personnage issu du monde du travail, comme Siv Dahlin, l’héroïne des romans de Aino Trosell (née en 1949), femme de chambre dans des hôtels de la région montagneuse du Jamtland où des estivants viennent skier, pour être en immersion dans la littérature prolétarienne. Le monde du travail s’exprime par la bouche de policiers qui n’en peuvent mais. Si la société va si mal, c’est parce que règne une iniquité à tous les niveaux, prônée par les dirigeants politiques et relayée par les industriels et autres nantis, l’élite économique. Qu’ils essaient de se voiler la face ou non, ces agents de l’État l’admettent à un moment ou à un autre. Le premier tome de Millénium repose sur ce constat, la corruption économique résulte du capitalisme, elle lui est subséquente, intrinsèquement, que les deux tomes suivants ne font que décliner. Les premiers articles publiés de Kjell Eriksson (né en 1953) portaient sur son métier d’horticulteur. Après avoir rencontré l’écrivain Ivar Lo-Johansson (1901-1990), il se mit à signer des romans policiers au ton très prolétarien : lire par exemple sa série centrée sur l’enquêtrice Ann Lindell (La Terre peut bien se fissurer (6), etc.). Littérature prolétarienne signifie littérature écrite par des auteurs prolétariens, c’est-à-dire qui sont au moins passé par le monde du travail (autre qu’intellectuel) – sinon, parlons plutôt de littérature populiste, aurait sans doute dit Michel Ragon. Les auteurs recensés ici ont pour beaucoup, pas tous, un parcours de travailleur salarié avant de vivre pleinement de leur plume. Leur conception du monde est imprégnée de cette expérience et s’exprime par ce biais détourné qu’est la littérature de fiction – qui plus est policière.
D’autres auteurs poursuivent l’antienne : bien des policiers ne sont que des prolos en uniforme, peu qualifiés et exposés aux maux de la société, au même titre que les livreurs de pizzas, les agents d’entretien ou les agents de sécurité. Au bas de l’échelle sociale, à peine au-dessus des sans-emplois – outre la considération que l’on peut avoir ou pas pour cet uniforme. Signé Leif GW Persson (né en 1945), ce portrait de policier issu du peuple et le demeurant n’a rien d’exceptionnel : « Lars Martin Johansson n’était jamais allé ni au collège, ni au lycée ou à l’université. Sept ans d’école primaire à la maison à Näsåker, trois ans comme apprenti garçon flotteur au chantier de la centrale, deux ans de collège populaire, école de police et un total d’un an de formation plus tard dans la vie. C’était toute l’université de Lars M. et pour les policiers de sa génération, c’était déjà beaucoup. » (7)
Autre aspect du roman policier suédois ou nordique en lien avec la littérature prolétarienne : l’attachement à décrire les petites choses de la vie quotidienne. Les enquêteurs, et souvent les enquêtrices car ce genre est très « féminisé », pas seulement par ses auteures mais aussi par ses personnages principaux et secondaires, se meuvent dans un environnement semblable à celui de leurs lecteurs-lectrices. Les problèmes rencontrés au jour le jour sont aussi ceux de ces lecteurs-lectrices : manque d’argent, problèmes de couple, de garde d’enfants, de voiture, de logement... Le nombre considérable de pages tient à cette perspective longuement présentée, que le polar d’autrefois ignorait royalement puisque seule importait la résolution de l’énigme au détriment du pourquoi si celui-ci ne relevait pas des motifs traditionnels (argent, jalousie, pouvoir...). Son succès s’explique en partie par cette spécificité, que la littérature « blanche » n’aborde qu’exceptionnellement. Camilla Läckberg (cf. sa série des Meurtres à Fjällbacka), qui n’est pas une prolétarienne, s’en est fait une spécialité. Mieux vaut lire L’Archipel des larmes (8) d’une autre Camilla... Grebe, qui mêle féminisme et impossible ascension sociale.
Auteur classé comme prolétarien, Folke Fridell (1904-1985) le disait autrement. Le personnage qui décide, dans Une Semaine de péché (9), de ne plus aller bosser, ou celui qui assiste, impuissant, à la désertification de sa campagne natale dans Village fermé (10) pour cause, dirons-nous, de rentabilisation de l’espace public, sont, osons l’image, les géniteurs de Kurt Wallander – dont le père, désespéré, peint et peint encore la même gélinotte ! Les flics en pleine déroute des auteurs contemporains de romans policiers pourraient être leurs enfants ou leurs petits-enfants. S’ils posent les questions différemment, ils ne posent pas des questions différentes. Depuis Sjöwall-Wahlöö, le capitalisme est pointé du doigt dans le roman policier, sous ses formes les plus répugnantes en divers endroits du globe, ou plus douces, ici en Suède et dans les pays nordiques, ou dans le monde occidental. Ce n’est pas un hasard si Henning Mankell a commencé sa carrière de romancier avec un titre qui n’est pas un policier mais un bon vieil ouvrage prolétarien, dont il possède les défauts (récit ou roman ?) : Le Dynamiteur (11). Ou Daisy sisters (12), roman peuplé de « petites gens », l’un des plus touchants de l’auteur. Sans oublier son engagement par la suite, notamment au Mozambique. Pas un hasard, non plus, si Aino Trosell a publié un excellent récit (ou roman ?) sur les conditions de travail sur les plate-formes pétrolières, Offshore (13). Ou si Sara Lövestam (née en 1980) a travaillé à l’alphabétisation de réfugiés avant de publier En route vers toi (14), excellent roman qui met en scène une institutrice dans la Suède du début du XXe siècle, puis sa série avec un transsexuel SDF d’origine iranienne pour héros, Kouplan (15)...
La conscience de classe ne s’exprime plus avec les gros sabots d’autrefois, mais les classes sociales ne se sont pas diluées dans une histoire qui serait finie. Les conflits de tous ordres observables aujourd’hui sur la planète sont la plupart du temps des conflits de classe, même lorsqu’ils mettent des motifs ethniques ou religieux en avant. Réalité oblige, il y a toujours les bons et les méchants – les petits et les gros. Le roman policier suédois est un roman de lutte de classes, héritage direct et assumé du couple Sjöwall-Wahlöö : lire Leif GW Persson ou Mons Kallentoft (né en 1968) pour s’en convaincre (16). Il n’appartient certes pas à la littérature prolétarienne mais peut aisément lui être apparenté.
Aux romans témoignages, courts et uniques publiés jusqu’à récemment, se sont substitués de gros volumes articulés autour d’une enquête (en plusieurs épisodes et parfois adaptés en séries télévisées). La forme s’est modifiée mais nous pensons qu’il faut voir là une réminiscence du roman prolétarien. Disons un roman post ou néo-prolétarien. Ne sont plus évoquées les conditions de travail à proprement parler, sauf exception, mais les liens entre les travailleurs. Puisqu’il en demeure, malgré les poncifs de ces feignants, de ces m’as-tu-vu appelés à donner leur avis sur tout et n’importe quoi à la télévision ou dans les réseaux sociaux. Un roman prolétarien qui, enfin, aurait trouvé son public.
Thierry Maricourt (in revue Fragments n°2, c/° CCLOPS, 79, rue du Docteur-Roux, 95130 Franconville-la-Garenne)
(1) En publiant, par exemple, pour le premier, une biographie de l’écrivain Henry Poulaille (Manya, 1992 ; rééd. Ressouvenances, 2011) et un Dictionnaire de la littérature prolétarienne (Encrage, 1994) ; et, pour le second, un essai, Voyage dans les lettres suédoises (L’Élan, 2006), et un Dictionnaire du roman policier nordique (Les Belles lettres, 2010).
(2) Cf. Nikolaj-Frederik-Severin Grundtvig, L’École pour la vie (textes présentés par Jean-François Dupeyron, Christophe Miqueu et France Roy, trad. et notes Marc Auchet, introduction Ove Korsgaard, Librairie philosophique J. Vrin, 2018
(3) En marge de ces propos, on peut penser au beau film de Bo Widerberg, Ådalen 31 (1969)
(4) Cf. la thèse de Philippe Bouquet, La Bêche et la plume, présentée en trois volumes aux éditions Plein chant (1986-1988) : L’Aventure du roman prolétarien suédois, Un Matin de novembre et L’Écrivain et la société.
(5) Josef Kjellgren, Les Hommes de l’Émeraude (Smaragden, 1939), trad. Philippe Bouquet, Pandora, 1980 ; rééd. Cambourakis, 2013
(6) Kjell Eriksson, La Terre peut bien se fissurer (Jorden må rämna, 2000), trad. Philippe Bouquet, Gaïa (Polar), 2006
(7) Leif GW Persson, Les Piliers de la société (Samhällsbärarna, 1982), trad. Catherine Renaud, Rivages (Thriller), 2013
(8) Camilla Grebe, L’Archipel des larmes (Skuggjägaren, 2019), trad. Anna Postel, Calmann-Lévy (Noir), 2019
(9) Folke Fridell, Une Semaine de péché (Syndfull skapelse, 1948), trad. Philippe Bouquet, Plein chant, 1984
(10) Folke Fridell, Village fermé (Nedlagd by, 1980), trad. Philippe Bouquet, L’Élan, 1991 (en vente aux éditions de L’Élan, 12 €, franco de port, BP 90655, 62030 Arras cedex)
(11) Henning Mankell, Le Dynamiteur (Bergsprängaren, 1973), trad. Rémi Cassaigne, Seuil (Cadre vert), 2018
(12) Henning Mankell, Daisy sisters (Daisy sistere, 1982), trad. A. Ségol et Marianne Ségol-Samoy, Seuil (Cadre vert), 2015
(13) Aino Trosell, Offshore (Offshore, 1991), trad. Philippe Bouquet, L’Élan, 1998
(14) Sara Lövestam, En route vers toi (Tillbaka till henne, 2012), trad. Esther Sermage, Actes sud, 2016
(15) Sara Lövestam, Chacun sa vérité (Sanning med modifikation, 2015), trad. Esther Sermage (préface Marc de Gouvenain), Robert Laffont (La bête noire), 2016. Cf. ce volume et les suivants.
(16) Mons Kallentoft, Automne (Höstoffer, 2009), trad. Max Stadler et Lucile Clauss, Le serpent à plumes (Roman noir), 2011