Signé Florence Marguerie, Aslak et les gloutons est le sixième volume de la série Les Voyages de Victor. « Lasse de ne lire que des romans très noirs, je voudrais, outre le plaisir de l’histoire, donner aux lecteurs une ‘matière’ supplémentaire pour se transformer, être clairvoyant et libre », explique-t-elle (site littérature jeunesse Ricochet). Et noir, de fait, ce petit roman ne l’est pas, puisqu’il débute non sur les neiges de la Laponie mais sous les lumières d’un parc à thème et de ses galeries marchandes. Victor se rend en Finlande avec son père, scientifique au sein de l’OMS, et rencontre deux jeunes Sames, Aslak et Sinnuva, avec lesquels il sympathise vite. Une visite est organisé au village de Santa Claus, celui du Père Noël, « à huit kilomètres au nord-est de Rovaniemi (et) aussi féérique que Disneyland ». « Victor voudrait tout acheter ! » Heureusement, vient la découverte de la Laponie, avec ses gloutons, ses saunas et ses parties de pêche, ses aurores boréales, ses moustiques et ses joiks, et de la Finlande, si moderne, où les élèves n’écrivent plus que sur un clavier : Victor « n’en revient pas de tous ces paradoxes. Il est dans un pays où la nature est omniprésente et les technologies en font une des économies les plus avancées du monde ! » L’histoire, sans véritable intrigue, est gentillette, à la manière des ouvrages pour enfants d’autrefois, quand tous étaient amis. Les problèmes écologiques présents et à venir de cette région du monde sont évoqués. Aslak promet de se « battre (pour que son) peuple soit respecté ». Pour une toute première approche de la Laponie, pourquoi pas ?
* Florence Marguerie, Aslak et les gloutons (illustrations Camault), In octavo, 2016