Essais

De la nordicité au boréalisme

Partant du postulat que « ces dernières années, nul doute que la culture nordique a gagné en visibilité internationale », les auteurs (universitaires français et étrangers) de ce recueil d’articles, De la nordicité au boréalisme, s’interrogent sur ce phénomène. Le mot « nordicité » est lui-même d’abord défini, notamment lorsqu’il s’oppose à « boréalisme » ou le complète. Les communications des chercheurs sont multiples – volonté d’un « cadre interdisciplinaire ». De la perception du Nord dans « trois romances moyen-anglais » ou dans « les récits de voyageurs allemands (…) du XVIIIe au début du XIXe siècle », aux « paysages sonores dans Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson » et au folklore « très présent dans la culture contemporaine scandinave, notamment dans la série Jordskott », les approches sont tous azimuts : trop, peut-être, car ce nord, cette nordicité, aurait gagné, nous semble-t-il, à n’être appréhendé que d’un seul point de vue : artistique, pourquoi pas, ou historique ou géographique. Vouloir tout mêler, le passé et le présent, la « mythologie nordique » de Wagner et les « récits polaires » de Mike Horn, les « jeux contemporains » sur console ou sur écran et l’adaptation par Disney de La reine des neiges, avec des articles en français et d’autres en anglais, nous semble donner une image fourre-tout de cette identité géographique préalablement requise. Qui réside dans ce « Nord » aux limites « floues » et contestables : les Inuits ? les habitants de Copenhague ? de Stockholm ? de l’île de Gotland ? les Samis ? les natifs ? les nouveaux arrivants ? Convient-il d’utiliser un « calcul de l’indice nordique » pour le déterminer, ce « Nord » ? Quelle homogénéité ? Finalement, l’écart est si grand entre les composantes, que le lecteur, pensons-nous, peut ne plus trop savoir à quoi s’applique la notion de « nordicité » et ne plus percevoir les liens. C’est un peu dommage, d’autant que les articles fournissent quantité de pistes de réflexion.

* Alessandra Ballotti, Claire McKeown et Frédérique Toudoire-Surlapierre (sous la dir. de), De la nordicité au boréalisme, Épure/Université de Reims, 2020

 

 

Initiation à l’étude de la langue des Vikings

« Au cours des siècles, le norrois est graduellement devenu le norvégien, le suédois et le danois d’aujourd’hui. L’islandais, quant à lui, est resté fidèle à ses origines médiévales et n’a évolué que très superficiellement. » Maître de conférences et docteur en études scandinaves, Christophe Bord a déjà publié plusieurs ouvrages sur les langues nordiques. Ce volume, Initiation à l’étude de la langue des Vikings, fort savant, ravira ceux que l’histoire de l’Islande et sa littérature intéressent et qui se verraient bien converser avec un Viking en chair et en os... !

 

* Christophe Bord, Initiation à l’étude de la langue des Vikings (scandinave médiéval), préf. Régis Boyer, L’Harmattan, 2018

 

Les Littératures scandinaves

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D’érudition, Régis Boyer n’en manque pas. On ne l’ignorait certes pas, tant est conséquente sa bibliographie, mais avec Les Littératures scandinaves, troisième volume d’une « trilogie d’études scandinaves » (avec Mythes et religions scandinaves en 2012 et Histoires nordiques centrées sur les Vikings et l’Islande en 2013), il semble arpenter des domaines immenses dont le mot littérature ne serait que l’une des incidences, la plus tangible mais pas forcément toujours la plus évidente. Et Régis Boyer, grand laudateur de la culture nordique, entend ici avant tout remettre les pendules à l’heure. Des idées reçues circulent à propos de cet univers boréal qui a toujours fasciné notre monde occidental et continue de le faire, beaucoup sont erronées, voire totalement fausses. Il est bien que l’érudition soit ainsi quelquefois au service de la vérité. Ses « études littéraires », dont quelques-unes ont été précédemment publiées en revues, vont s’exercer en direction du « domaine ancien » (principalement l’Islande et ses sagas, son dada) ; le « domaine moderne » s’ouvre au Danemark (Georg Brandes, Karen Blixen), à la Norvège (Knut Hamsun, bien sûr, dont on ne cessera jamais de dire autant de mal, et pour cause, que de bien) ; et la Suède (Birgitta Trotzig, Stig Dagerman) : bref, Régis Boyer est fidèle à lui-même et aux auteurs qu’il célèbre depuis longtemps. Ajoutons que des « études de linguistique » terminent ce gros volume (« Pour présenter les langues scandinaves », « Des difficultés à rendre le vieux norois en français », etc.) et que des chapitres sont rédigés en anglais. Nombre d’idées reçues, à propos du Nord, donc, sauf une, déclare dès l’introduction Régis Boyer : « …Le fait est que la lumière qui sourd des grandes œuvres littéraires (et artistiques) du Nord est souvent noire et que l’on ne voit pas toujours, à première vue, pourquoi, tant s’en faut. » Si certains articles nous semblent quelque peu abscons (sur la poésie scaldique, par exemple), l’ensemble, éclectique et didactique au possible, bien qu’en partie déjà lu ici ou là auparavant, est extrêmement réjouissant.

 

* Régis Boyer, Les Littératures scandinaves, Riveneuve, 2016

Il faut lire les Lettres du Nord

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On connait Régis Boyer pour ses innombrables traductions, notamment du norvégien et de l’islandais, ses travaux sur la mythologie nordique et ceux sur les Vikings. Dans Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ? (Les Belles lettres, 2013), l’ex-professeur de langues, littératures et civilisations scandinaves à l’Université de Paris-IV-Sorbonne nous offre un beau plaidoyer pour la découverte d’un domaine littéraire immensément riche et jamais à cours de jolies surprises. Il y a les grands noms, bien sûr, que Régis Boyer aime à recenser, les Snorri Sturluson, Henrik Ibsen, August Strindberg, Knut Hamsun, et il y a les auteurs plus récents, Jon Fosse ou Lars Lorén et tant d’autres. S’il se montre sceptique quant au succès du genre policier nordique, il rappelle cependant, et fort justement, son lien avec les sagas islandaises ou nordiques. « N’oubliez pas que nous sommes ici au paradis des contes – après tout (…) le plus grand écrivain scandinave s’appelle Andersen, mais il y a des émules comme le Finlandais écrivant en suédois Z. Topelius ou, plutôt directement pour les enfants, la Suédoise Astrid Lindgren. » Les histoires, les cultures et, finalement, les mentalités diffèrent entre les « gens du Nord » et ceux d’ici, souligne Régis Boyer, mais nous avons beaucoup à apprendre d’eux, eux qui ont toujours passionnément puisé dans la culture occidentale. Livre court et néanmoins bourré d’érudition, Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ? constitue une excellente introduction à la littérature de pays trop souvent donnés, à tort, pour sombres ou tristes.

Littérature scandinave et identités européennes

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Ce sont des cours que Karl Ejby Poulsen nous donne à lire dans ce livre, Littérature scandinave et identités européennes. Des cours, grâce auxquels l’ex- professeur de littérature scandinave à l’Université de Paris IV – Sorbonne nous montre l’ancienneté des Lettres nordiques et leur inscription dans la littérature anglaise, germanique ou française de leur époque. Convoquant, outre les folkeviser du Moyen Âge scandinave, les noms prestigieux de Ludwig Holberg, Søren Kierkegaard, Steen Steensen Blicher, Edith Södergran, Hans Christian Andersen, August Strindberg, Georg Brandes, Henrik Ibsen, Camilla Collett, Bjørnstierne Bjørnson, Carl Jonas Love Almqvist ou encore Henrik Wergeland (liste non exhaustive), Karl Poulsen nous montre pourquoi tous ces auteurs furent, de leur vivant, de véritables précurseurs, tant par leur style que, souvent, par leurs idées, et pourquoi, également, ils demeurent importants. Si la lecture de cet ouvrage manque, selon nous, un peu d’unité, il n’en est pas moins indispensable pour appréhender les bases de la littérature nordique et découvrir plus longuement ses courants et ses grands auteurs.

 

* Karl Ejby Poulsen, Littérature scandinave et identités européennes (préf. Janine Poulsen, Sylvains Briens et Jean-François Battail), Orizons (Universités/Comparaisons), 2015

Vers l’abolition de la prostitution

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« Partout dans le monde, depuis le 19e siècle, les mouvements féministes revendiquent l’abolition de la prostitution. Cette exigence s’inscrit dans le prolongement logique de la campagne contre l’esclavage (…), qui était fondée sur la conviction qu’aucun être humain ne devait être réduit à l’état de marchandise. » Voici ce qu’écrivent Trine Rogg Korsvik et Ane Stø en introduction de Elles ont fait reculer l’industrie du sexe, un essai consacré à la lutte contre la prostitution et à ses succès dans les pays nordiques.

On se souvient que 343 « salauds », comme ils s’étaient eux-mêmes désignés (dans le prolongement, selon eux, du manifeste des « 343 salopes » en faveur de l’avortement de 1971) avaient, à la fin de l’année 2013, déclaré leur hostilité à la pénalisation des clients de la prostitution. Quelle atteinte à la liberté ce serait, en effet, s’il n’était plus permis de se payer une pute lorsque l’envie vous en prend… ! Et le Parlement a récemment rejeté le projet de loi. La Suède pénalise pourtant avec un certain succès les clients de la prostitution, imitée aujourd’hui par l’Islande et la Norvège. Il convient en effet de savoir si le trafic d’être humain, ce qu’est la plupart du temps la prostitution, est compatible ou non avec la démocratie. Nous ne le pensons pas et c’est pourquoi nous recommandons la lecture de ce livre, au ton parfois, peut-être, trop « règlement de comptes » (entre les instances gouvernementales et les groupes féministes), mais qui permet de mettre en avant les bases d’un débat indispensable et, espérons-le, d’une future avancée de la loi.

 

* Trine Rogg Korsvik et Ane Stø (dir.), Elles ont fait reculer l’industrie du sexe (le modèle nordique), trad. de l’ang. Martin Dufresne, Syllepse, 2015

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L’Année Baudelaire n°20

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« Fondée en 1995 par Claude Pichois, L’Année Baudelaire rend compte de la recherche baudelairienne et s’ouvre aux nouvelles générations de commentateurs de Baudelaire » : ainsi se présente cette revue qui consacre son n°20 (2016) à « Baudelaire dans les pays nordiques ». « L’ambition de ce numéro est d’illustrer la ‘fortune’ de Baudelaire au Danemark, en Suède et en Norvège », écrit Per Buvik (professeur émérite de littérature générale et comparée à l’université de Bergen et auteur d’ouvrages sur Baudelaire, J.-K. Huysmans ou Georges Bataille) en avant-propos. Suivent une quinzaine d’articles divers et érudits, replaçant l’œuvre du poète français dans un contexte inédit, celui de la littérature nordique. Du milieu du XIXe siècle à aujourd’hui, l’impact, dans les Pays nordiques, n’a pas été négligeable, comme s’essaient à nous le montrer Johannes Jørgensen (avec la reproduction d’un article de 1891 intitulé sobrement « Charles Baudelaire »), Kjell Espmark, Peter Poulsen, Christina Sjöblad ou encore Asbjørn Aarnes, etc. L’ouvrage s’achève sur une bibliographie des traductions de Baudelaire en Scandinavie assez conséquente.

 

* L’Année Baudelaire n°20, « Baudelaire dans les pays scandinaves », Librairie Honoré Champion, 2016

L’Empire de la mélancolie

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Consacrer un livre à étudier « l’univers des séries scandinaves », comme s’y exerce Pierre Sérisier avec L’Empire de la mélancolie, pourquoi pas ? Le phénomène, puisque incontestablement phénomène existe, mérite bien d’être pris en compte de manière sérieuse. Les séries télévisées ont considérablement évolué ces dernières années et les réa lisateurs des Pays nordiques ont, dans ce domaine, donné le la. Ils ont en effet proposé des « fictions exigeantes et ambitieuses » avec, dans leur manche, « deux atouts : la qualité des scénarios et l’authenticité dans la réalisation ». Ce qui a plutôt bien fonctionné, puisque les séries nordiques (proposées pour la plupart, en France, sur Arte) ont su gagner un public nombreux, pas forcément celui attendu. Songeons à Borgen (Danemark), à Forbrydelsen/The Killing (Danemark), à Wallander (Suède), à Äkta Människor/Real humans (Suède), à Lilyhammer (Norvège), à Okkupert/Occupied (Norvège) ou à Hraunið/Meurtre au pied du volcan (Islande), parmi d’autres : « Les séries scandinaves ont (…) pu apparaître élitistes, réservées à un public éduqué, façonné par la mondialisation et ouvert sur les cultures étrangères. » Néanmoins, jouant sur le registre de la qualité, elles se veulent à la fois grand public et pédagogiques et y parviennent bien. Il est vrai que les héros de ces séries n’ont rien de la superbe qui animaient les héros d’antan : « Là où les Américains proposaient sans relâche des héros plus grands que nature auxquels il devenait difficile de s’identifier, Suédois, Norvégiens et Islandais leur ont préféré des working class heroes. Leurs contradictions, leurs doutes, leurs craintes et leurs espoirs sont ceux des spectateurs… » L’Empire de la mélancolie est un essai intéressant et bienvenu, qui permet d’appréhender ces séries avec recul. Précisons juste à l’auteur (animateur d’un blog consacré aux séries TV et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet) que le couple d’écrivains Maj Sjöwall/Per Wahlöö ne s’inscrit pas du tout dans la tradition de Maria Lang et de Stieg Trenter, bien au contraire, puisque Sjöwall et Wahlöö sont à l’origine d’un renouveau total du roman policier dans les Pays du Nord, ce que tous les auteurs, de Mankell à Nesbø, reconnaîtront par la suite, en rupture, justement, avec le « whodunit » jusqu’alors en vigueur. Ajoutons encore, mais cela dépasse le cadre affecté à ce livre, que nous aurions aimé disposer d’un ouvrage reprenant les fiches techniques des séries : réalisateurs, années de sortie, lieux de tournage, acteurs et participants divers, etc.

 

* Pierre Sérisier, L’Empire de la mélancolie, Vendémiaire, 2017

Fascisme fossile

Coordonné par Andreas Malm, Ståle Holgersen et Lise Benoist, ce volume signé Zetkin Collective (d’après le nom de Clara Zetkin, 1857-1933, journaliste, féministe et femme politique allemande), Fascisme fossile : L’extrême droite, l’énergie, le climat, s’intéresse, au travers d’une dizaine de chapitres denses, à l’attitude de l’extrême droite vis-à-vis du changement climatique. Du scepticisme affiché de quelques-uns de ses leaders au négationnisme pur et simple de la plupart des autres, la marge est étroite. Les organisations et les hommes politiques de ce courant politique s’ingénient, dans leur ensemble, à nier l’interaction entre les activités industrielles et la hausse des températures sur la planète. L’accession au pouvoir d’individus de l’acabit de Trump, Bolsonaro, Orban, Poutine et d’autres, sarcastiques devant le phénomène, le niant autant que possible, pousse forcément à l’inquiétude. « Dans les années 1930 ou 1980, les mouvances d’extrême droite pouvaient sans doute être analysées sans tenir compte de la question environnementale. Mais en 2010 ou en 2040, on ne pourra pas les comprendre si cet aspect est négligé. » Examinant la gamme de positions revendiquées par les organisations d’extrême droite dans les pays européens (AFD, FPÖ, RN, Lega Nord, Vox, PiS, etc.), les auteurs constatent que le nationalisme lie les unes aux autres et que la protection de la nature est constamment associée à l’arrêt de l’immigration. La fermeture des frontières est censée être le meilleur antidote aux catastrophes climatiques qui nous guettent. « Flux fugitifs, réserves autochtones » : les énergies dites propres (soleil, vent, hydraulique...), sont par définition mobiles ou instables et s’opposent aux énergies dites fossiles (charbon, gaz), dont le lieu d’exploitation est défini une fois pour toutes. Quelle coïncidence, il est possible d’extrapoler : l’individu migrant (le Juif hier, le réfugié aujourd’hui), sans patrie, contre l’individu aux racines revendiquées, le patriote. Perspective intéressante bien qu’ancestrale. Si de rares mesures prônées par l’extrême droite ou la droite extrême semblent entrer en contradiction avec l’accumulation de profits financiers chère aux capitalistes, d’autres les confortent. « Pour certaines fractions de la classe capitaliste, c’est leur survie qui est en jeu. » Qu’est-ce qui fait que l’extrême droite, un moment tentée par un romantisme vert rétrograde sinon réactionnaire (il y a longtemps), ne prône plus, à l’instar d’un Marinetti à l’époque du fascisme naissant pour qui la nature n’était qu’« un ennemi à combattre, à soumettre et à bétonner une fois pour toutes », qu’un « modernisme » foncièrement hostile à cette nature ? Écoutons un instant Trump et consorts : le réchauffement climatique, s’il existe, ce qu’ils ne finissent par admettre qu’à contrecœur, serait une bénédiction pour l’humanité. Ou tout au moins pour son élite, qui trouvera toujours à se nourrir et à se loger dans de bonnes conditions.

Parmi les critiques que nous nous permettrons de faire et au-delà d’une vue d’ensemble exagérément marxiste selon nous (donc paradoxalement productiviste – il y aurait aussi un livre à écrire sur l’hostilité de la gauche à la nature et, donc, son incapacité à contrer l’artificialisation du monde), relevons ces termes et expressions que Malm et Zetkin Collective utilisent abondamment (« businesse-as-usual » : les affaires continuent ou « les affaires sont les affaires » aurait dit Octave Mirbeau ; AIE – « appareil idéologique d’État », etc.), dont le lecteur n’est pas forcément familier mais qui l’oblige à appréhender le monde avec les outils proposés par l’auteur – il y aurait à se questionner sur le pouvoir du langage. Déplorons la dénonciation des responsabilités de l’utilisation des énergies fossiles aux seuls « blancs », autrement dit au monde occidental – le contre-racisme n’aboutit parfois qu’à un nouveau racisme. Observons également, en passant, que les travaux de Sven Lindqvist – cf. Exterminez toutes ces brutes et autres volumes – sont singulièrement absents de cet essai et des autres signés du seul Andreas Malm, son compatriote, alors qu’ils ne pourraient que les corroborer. Dommage.

Un très bon travail, cependant, stimulant, riche de pistes novatrices, nécessaire pour comprendre l’avenir inquiétant que se construit l’espèce humaine lorsqu’elle ne s’en réfère qu’à ses nantis.

* Zetkin Collective, Fascisme fossile : L’extrême droite, l’énergie, le climat (trad. de l’anglais Lise Benoist), La Fabrique, 2020