Il se publie beaucoup d’abécédaires ou de dictionnaires aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire. Celui-ci, Abécédaire Ingmar Bergman, A – Ö, placé sous la « direction éditoriale » de Martin Thomasson, comblera les amateurs du célèbre cinéaste suédois. Observons, déjà, que c’est là un bel ouvrage, de petit format (poche), à la maquette soignée qui joue sur le noir (des aplats), le gris et le blanc – parfait pour un cinéaste qui prisait le noir et blanc sur grand écran. Les entrées vont donc de A à Ö, la dernière lettre de l’alphabet suédois, et nous présentent à chaque fois une facette de Bergman par le biais de mots-clés : béret, confession, cheval de Dalécarlie, jazz, oscars, religion, théâtre, Uppsala, etc. Si le spectateur féru n’apprend rien de particulier, il redécouvre avec plaisir tel trait de caractère ou telle œuvre dans son contexte. Tout chez Bergman, peut-on dire, faisait sens. « « Quel que fût son médium – film, théâtre, ou écriture – Bergman était, avant tout, un artiste désireux de communiquer avec son public. Sur ce postulat de départ, Ingmar Bergman de A à Ö propose 145 clés d’entrée (...qui) racontent des anecdotes et des faits méconnus, avec l’intention de catapulter le lecteur dans la vie et l’œuvre de l’un des plus grands maîtres. » Pari réussi.
* Martin Thomasson, Abécédaire Ingmar Bergman, A – Ö (trad. de l’anglais Laure Gontier), Carlotta Films, 2020