Ce devrait être une priorité, la priorité, et pourtant peu de choses sont faites pour lutter contre le réchauffement climatique. Aucune date limite ne peut bien sûr être fixée, et pour beaucoup, cela signifie que la procrastination est la seule attitude à adopter – quand il n’y a pas un refus catégorique d’admettre l’évidence, laquelle est pourtant étayée par le GIEC et la plupart des scientifiques. À la rentrée 2018, Greta Thunberg, une jeune suédoise, a fait entendre sa voix. Aussitôt, les vieux barbons de la planète, essentiellement des hommes dotés d’un bon compte en banque, se sont esclaffés. Qu’une femme, une si jeune femme, s’élève contre leurs diktats et leurs intérêts, ils s’en étrangleraient presque de stupeur et d’indignation. L’espèce humaine peut crever, ils s’en moquent, tant que leur train de vie demeure au même niveau. Quelle honte ! Et bravo, Greta, dont ce film, I am Greta, retrace l’action. Mille fois bravo !
* Nathan Grossman, I am Greta, KMBO, (2021)