A noter - 2021

+ Avignon, 2021 : [Presque égal à] de Jonas Hassen Khemiri (trad. Marianne Ségol-Samoy) à la Manufacture, du 6 au 25 juillet 2021. Mise en scène Laurent Vacher.
 

+ « La Suède secouée par cinq féminicides en moins d’un mois. » : « ...Dans ce pays qui se veut à la pointe en matière d’égalité des sexes, cette vague de féminicides suscite un mélange de stupeur et de colère, alors que les associations avaient mis en garde contre les risques accrus, pendant la pandémie de Covid-19, pour les femmes victimes de violence. » (Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 20 avril 2021)

 

+ « Finlande : Trente-trois insoumis qui avaient été acquittés sont repassés en procès. Au moins dix-neuf d’entre eux ont été condamnés à des peines de six mois de prison dans la plupart des cas. Le service civil reste discriminatoire, plus du double du plus court service militaire. » (Union pacifiste n°588, mai 2021)

 

+ « En Suède, le triste anniversaire des lanceurs d’alerte de Tchernobyl. » Anne-Françoise Hivert in M, Le Monde (24 avril 2021) : « Il y a trente-cinq ans, le 26 avril 1986, l’un des réacteurs de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, explosait, libérant sur toute l’Europe un nuage radioactif. Ce jour-là, 48 heures avant que Moscou ne signale l’accident, c’est l’employé d’une centrale nucléaire suédoise, à 1100 kilomètres de là, qui a donné l’alarme. » Clifforf Robinson enseigne aujourd’hui les mathématiques et la physique dans un lycée d’Uppsala. « Pour lui, l’uranium n’est pas une solution pour faciliter la transition énergétique, quoi qu’en dise une partie de la droite suédoise, qui regrette la fermeture de la moitié des douze réacteurs du pays depuis 1999 et voudrait en ouvrir de nouveaux. »

 

+ Dans la revue Fragments n°3 (printemps 2021), un long article de Thierry Maricourt, « Littérature prolétarienne et roman policier suédois » : « ...Lorsque le genre du roman policier suédois est devenu un phénomène de librairie, voire de société, en Europe et dans le monde, il s’insérait dans une tradition littéraire déjà ancienne. » (10 € port compris par chèque à l’ordre de Fragments. CCLOPS, 79, rue du Docteur-Roux, 95130 Franconville-la-Garenne)

 

+ Inauguration d’une statue en bronze à l’effigie de Greta Thunberg, à l’université de Winchester, en Angleterre (avril 2021). Plus sympathique que toutes ces statues de militaires et de nationalistes...

 

+ Dans M, Le Monde (n°498, 3 avril 2021), un article de Anne-Françoise Hivert, « À la fac de Malmö, débat en cours autour du racisme » : « Une professeure de l’université suédoise est critiquée pour avoir montré à ses élèves des images racistes afin d’en pointer les stéréotypes. Certains étudiants y voient une forme de stigmatisation. D’autres voix dénoncent une menace à la liberté d’enseigner. » Le fascisme relevait hier de l’extrême droite ; voici qu’avec la cancel culture les « indigénistes » se l’approprient... Rien de bon.

 

+ Meilleures ventes en polar, en France en 2020 (Livres hebdo, mars 2021) : 18e, Camilla Läckberg, Femmes sans merci ; 23e, Arnaldur Indriðason, Ce que savait la nuit ; 26e, Camilla Grebe, L’Ombre de la baleine ; 27e, Jussi Adler-Olsen, L’Unité Alphabet ; 34e, Søren Sveistrup, Octobre ; 38e, Jussi Adler-Olsen, Victime 2117 ; 39e, Ragnar Jónasson, La Dame de Reykjavík ; 44e, Camilla Läckberg, Des Ailes d’argent ; 46e, Arnaldur Indriðason, Les Roses de la nuit.

 

+ « En Finlande, le harcèlement sur Twitter des ministres femmes dénoncé comme menace pour la démocratie », Anne-Françoise Hivert in Le Monde, 29 mars 2021. « ...Les insultes, les attaques personnelles et les propos haineux (sont) employés quotidiennement pour harceler les ministres femmes du gouvernement Marin. »

 

+ Interview de Sofi Oksanen dans le n°8 de LH (avril 2021), à l’occasion de la parution de son dernier roman Le Parc à chiens (Stock). « J’aime voir ce qui se cache dans les coulisses de l’Histoire. Comment les événements affectent les individus. L’Histoire est centrée sur les grands hommes, or je préfère m’attacher à ceux qui ne figurent pas dans les manuels officiels. » Dans Le Parc à chiens, « je raconte le fossé économique entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, ainsi que la corruption en Ukraine ». Parution également de Une Jupe trop courte (Points) : « L’écriture est une arme et un cri. C’est pourquoi le mouvement #Me Too me ravit. (…) J’aspire à plus d’égalité sexuelle et sociale. »

 

+ Les traductions reculent en France pour la troisième année consécutive (LH n°8, avril 2021). Les langues les plus traduites en 2020 : l’anglais est la première (58%), les langues scandinaves sont loin derrière (1,7%, soit - 34% par rapport à 2019), entre l’espagnol (3,4%) et le néerlandais (1,1%).

 

+ Selon une étude publiée sous l’égide de l’ONU (19 mars 2021), La Finlande est, pour la quatrième année consécutive, le pays le plus heureux du monde (suivi par le Danemark, la Suisse, l’Islande et les Pays-Bas).

 

+ Mars 2021 : César du meilleur film étranger attribué à Drunk, de Thomas Vinterberg, avec notamment Mads Mikkelsen. Quand quatre enseignants dépressifs se mettent à boire pour voir la vie en rose...

 

+ Dans le « Top 20 2005-2020 » des meilleures ventes de livres en France, on trouve, en dix-huitième position, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (Millénium 1), publié chez Actes sud (Actes noirs) : 1 083 948 exemplaires. (LH n°6, février 2021)

 

+ « En Suède, un Robinson du cinéma. L’édition 2021 du Festival du film de Göteborg n’est pas seulement visible en ligne jusqu’au 8 février : un heureux cinéphile en visionne la sélection seul sur une île. Certaines séances se déroulent aussi en salle, en présence d’un unique spectateur. » (Anne-Françoise Hivert, in M, Le Monde du 30 janvier 2021)

 

+ Ce mardi 26 janvier 2021, mort du dramaturge Lars Norén de la Covid 19, à l’âge de 76 ans.

 

+ La Poste suédoise émet un timbre à l’effigie de Greta Thunberg (qui vient de fêter ses 18 ans).

 

+ Dans Le Monde du samedi 23 janvier 2021, interview du réalisateur Thomas Vinterberg, qui vient de sortir Drunk, « un des films les plus remarquables de l’année 2020 ». Citant La Chasse, Festen et Drunk, le cinéaste affirme que « l’alcool ouvre le chemin de la catharsis, il libère la parole et les pulsions, la mémoire aussi, pour le meilleur et pour le pire. (…) Nous parlons souvent de la partie sombre de l’acte de boire, son côté destructeur. Alors que ma première ambition était de raconter une histoire sur la vie et la vitalité, et pas juste sur l’alcool. Le film développe donc quelque chose de beaucoup plus grand et plus ambitieux. Comment une vie transmet de l’espoir. »